La procédure


           Qui? & Comment?

    Tout le monde peut donner un de ses organes après sa mort, que ce soit un mineur ou un retraité. Pour les mineurs, il faut l'accord des parents ou des tuteurs légaux, mais si l'enfant avait parlé de son choix, le plus souvent il est pris en compte. Cette démarche est obligatoire. Puis, pour les majeurs, il leur suffit juste d'en parler à leurs proches ; leurs amis ; leurs collègues … Car, en cas de décès brutal, ils peuvent être contactés pour savoir si le défunt était pour ou contre le don d'organe. Mais s'ils ne le savent pas, c'est aux proches de prendre la décision. Le plus souvent, les décès sont dus à des traumatismes crâniens, des accidents vasculaires cérébraux, ou même des arrêts cardiaques. Mais pour que les organes soient prélevés, il faut que cette personne soit décédée à l'hôpital, car les médecins peuvent maintenir artificiellement son activité cardiaque et sa respiration pour préserver les organes en attendant un prélèvement possible. Le plus souvent cela ne dure que quelques heures.



         Il peut aussi y avoir des dons d'organes quand nous sommes vivants. Mais cela, ne se fait que dans le cercle familial. Donc, si un membre de notre famille à besoin d'un organe et que nous sommes compatible on peut lui en donner un. Pour cela, il y a plusieurs conditions que nous expliquerons plus tard dans le T.P.E.


 

             Les différents problèmes :

         Premièrement, nous parlerons des problèmes sur le don d'organe avec les différentes religions, la pénurie d'organe, le sujet tabou et le refus.

  • Les religions:

        En France, il y a quatre principales religions qui y sont représentées. Nous avons, le catholicisme; le judaïsme; le protestantisme et l'islam.

1 : L'Église catholique est favorable au don d'organes car en 1996, elle se prononce à un appel français, qui est la Commission social des Évêques au sujet des prélèvements d'organes. Cette commission est aussi appelée Épiscopal.


2 : Dans la religion juive, le don d'organe est autorisé mais à une condition, que les personnes soient décédées d'elles-mêmes. Cette condition est mise en place par les juifs, car ils ne veulent pas que les organes d'une personne ayant eu une mort provoquée, soit utilisés. Mais, une fois que la mort est constatée, les juifs demandent aux transplanteurs de rendre la personne en bon état car, pour eux, c'est une marque de respect. Pour constater la mort encéphalique, il y a trois critères. Ceux-ci sont :

  •  arrêt des pulsations du cœur.
  •  arrêt de la respiration.
  •  le fait que le corps de la personne soit inanimé.


3 : Dans la religion protestante, le don d'organe est autorisé. C'est grâce à un théologien protestant, Jean-François Collange, en 1994, qui a demandé à l'Église de la Confession ( Alsace et Lorraine ), leur position sur le don d'organe.

« II n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15, 13). Il n'y a pas de meilleure façon de transformer l'absurde et le tragique d'une disparition soudaine que de permettre à d'autres de pouvoir encore continuer à vivre. »
Jean-François Collange à ses amis religieux à se prononcer pour le don d'organe. « 
[…] nous appelons [...] leurs membres, à prendre conscience des possibilités offertes par les transplantations d'organes, de faire que la tragédie des uns se mue en espérance pour les autres; nous appelons à y réfléchir en conscience, à en débattre et à faire connaître de façon claire les décisions personnelles qui peuvent en résulter; nous encourageons médecins et équipes médicales engagés dans l'aventure des transplantations, à poursuivre leur tâche. Celle-ci toutefois, pour être pleinement réussie, ne doit pas seulement prendre en compte le souci du malade à traiter, mais aussi le respect du disparu et des siens, dont le malheur peut certes, créer ailleurs du bonheur, mais n'en reste pas moins un drame. »

 

4 : Dans la religion islamiste, au début les musulmans n'étaient pas pour le don d'organe. Mais aujourd'hui, les bioéthiciens de l'Islam considèrent cela comme un acte de charité. « C'est véritablement un don de vie », comme le dit Dalil Boubakeur, recteur de l'Institut musulman de la grande mosquée de Paris.

 

  • La pénurie:

        Aujourd'hui, le principal problème lié au don d'organe est la pénurie. Il manque énormément d'organes disponibles. Cela, car il y a peu de donneurs, et il faut que les personnes décédées, soient décédées en service de réanimation à l'hôpital dans certaines conditions (la mort encéphalique). Mais, il faut aussi que la personne décédée ait parlé de son avis sur le don d'organe, ce qui est de plus en plus rare. « A cause » de ce problème, de nombreuses familles refusent de donner les organes de leur proche.

Puis, comme la durée de vie augmente, le nombre de personnes en attente de greffe augmente.

 

  • Un sujet tabou:

        Malgré la générosité de certaines personnes, le don d'organe reste un sujet tabou. Oui, parce que ces personnes n'osent pas prendre une carte de donneur, cela pour plusieurs raisons. Tout d'abord, elles se posent beaucoup de questions sur la pratique de transplantation car elles ont peur de la mort, peur de ne pas accepter l'organe d'une personne décédée, peur que leur corps deviennent une machine où l'on pourrait utiliser les pièces détachées et surtout une méfiance en vers la médecine.

Comme ces personnes qui déclarent :

 

  • [«  J'ai une carte de donneuse, mais je ne l'ai pas encore signée. J'ai un peu honte, mais je crois que c'est un sujet tabou. Je crois qu'il est difficile d'envisager sa propre mort et que c'est une des raisons pour lesquelles il y a peu de donneurs »]

  • [«  Je ne crois pas que j'accepterais de vivre avec un morceau de cadavre en moi »]

  • [«  Je suis complètement bloqué dans ma réflexion. Je suis à 100 % pour le don d'organes. Aucune hésitation sur le principe. Mais je n'arrive pas à me lancer, à me décider à demander une carte de donneur. J'apprécierais beaucoup si quelqu'un pouvait me donner un truc pour me défaire de ce je-ne-sais-quoi qui m'empêche de faire le pas »]

  • [«  Alors pourquoi ne pas quitter cette planète sur une dernière bonne action? »]

 

  • Refus :

        Certaines personnes refusent de donner leurs organes. Nous avons certaines raisons grâce à un sondage réalisé par nous-mêmes.

  • [«  ce n'est pas respectueux ! »]

  • [«  le don d'organe me paraît contre la physionomie humaine qui nous a doté de ces organes »]

  • [«  le respect des morts, leur dignité »]

  • [«  nous ne sommes pas des machines avec des pièces changeables »]

  • [«  respect du corps quand décédé »]

  • [«  Nous ne sommes pas assez sollicités »]

 

 

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