L'explantation

           Les conditions pour donner :

        Les conditions pour donner quand nous sommes vivants, sont les suivantes :

  • La première condition consiste à ce que le donneur soit parent ; frère ; sœur ou enfant du malade. Mais depuis une des lois de la bioéthique de 2004 (article L.1231-1), les grands-parents ; oncles ; tantes ; cousins ; cousines ; mari ; femme ou aussi une personne vivant avec le malade depuis plus de deux ans peuvent aussi avoir la possibilité de donner un de leurs organes.

  •  La deuxième condition consiste à ce que le donneur et le receveur soient compatibles entre eux.

  • La troisième condition consiste à la liberté de son choix. C'est-à-dire, que pour donner, il ne suffit pas d'être que volontaire mais il faut aussi suivre un processus : information, examens et une candidature soumise. Il s'agit donc de faire comprendre les enjeux et les risques de l'opération.

     

        Quand nous souhaitons donner nos organes après notre mort, il y a quelques conditions à respecter. Tout d'abord, il faut être décédé à l'hôpital, et que cette mort soit dite « encéphalique » (cela ne représente qu'un pour cent des décès). La mort encéphalique, c'est quand la destruction de l'encéphale est dite la cause primaire du décès. C'est donc, une atteinte aux systèmes nerveux (le cerveau n'est plus oxygéné), ce qui est souvent provoqué par un traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral. Quand un prélèvement est envisagé il faut faire certains examens. Deux encéphalogrammes (ce qui consiste à mesurer l'activité cérébrale) sont fait à quatre heures d'intervalle ou alors, une artériographie cérébrale (ce qui consiste à avoir la preuve de l'arrêt de la circulation du sang dans les artères ; examen radiologique). Une fois ces examens passés, il faut deux médecins différents pour constater le décès du patient. Quand tout cela est fait, le décès se fait en service de réanimation pour que les organes puissent être maintenues jusqu'au prélèvement. Grâce à cela, une seule personne peut donner plusieurs de ses organes. En moyenne, quatre greffes d'organes sont faites grâce à un donneur.

 

 

 

           Le prélèvement:

 

        Le prélèvement d'organes ne dure même pas 24heures, mais tout doit être fait dans les meilleures conditions et le plus rapidement possible. Nous suivrons le schéma de la chaîne ci-dessous.

  • Premièrement, à 10 heures, les médecins constatent la mort encéphalique du patient en lui faisant passer des examens comme nous l'avons expliqué juste au-dessus.

  • Ensuite, à 11 heures, le prélèvement est possible sur le patient. Mais en attendant la décision de la famille, ses organes sont maintenus et sont mis sous surveillance en service de réanimation.

  • Puis, à 15 heures, les médecins vérifient si le patient ne figure pas sur la liste des refus, si non, ils demandent à la famille et aux proches de prendre la décision malgré les conditions difficile de la connaissance d'un décès. Pour cela, les médecins ne disposent que de quelques temps car les organes ne sont gardés que quelques heures. Si la famille ou ses proches accordent le don d'organe, les médecins vont continuer la chaîne de prélèvement. Au contraire, si la famille ne veut pas, le corps sera débranché directement.

  • Et, à 18 heures, les médecins se renseignent en prélevant du sang au défunt pour savoir s'il était porteur d'une maladie transmissible. Puis, ils examinent les organes (leur taille, leur état, et leur qualité) grâce aux scanners ou échographies. Et chacun des organes subit un examen spécial. Grâce à ces examens, cela va aider les médecins à savoir avec qui, ils peuvent être compatibles en consultant la liste des personnes en attente d'un greffe et en regardant le groupe sanguin (soit identique ou compatible). Plus les caractéristiques du donneur et du receveur sont proches, plus il y a de chance que la greffe réussisse.

  • Puis, à 20 heures, la répartition des greffons se fait. Mais pour cela, il faut des règles médicales et éthiques bien spéciales adaptées à chaque organe. Tout ce processus est géré par l'agence de la Biomédecine et le service de régulation et d'appui.

        La répartition tient compte des urgences, des personnes sont prioritaires comme les enfants, les receveurs à qui ils restent peu de temps à vivre ou encore aux receveurs ayant très peu de caractéristiques compatibles. S'il n'y pas d'urgence, les greffons sont distribués suivant les déplacements géographiques (local, régional, et national).

        Puis, les équipes de greffe sont prévenues. Une fois les organes attribués, le coordinateur organise les opérations chirurgicales et les transports des greffons.

  • A 21 heures, le personnel emmène le défunt au bloc opératoire avec des médecins expérimentés dans ce domaine. Toute l'opération se déroule comme si la personne était en vie (points de suture recouverts de pansements). Le corps est donc rendu à la famille intact, pour qu'elle puisse procéder aux obsèques souhaitées.

  • Et, à 1 heure du matin, le greffon est conduit à son receveur par train, ambulance, avion… Il est placé dans une glacière qui ne dépasse pas les 4°C, il est donc en hypothermie. Mais, il faut que cela soit fait le plus rapidement possible. Par exemple, pour un cœur il faut entre 3 à 4 heures, pour un foie il faut entre 12 à 18 heures, pour un poumon il faut de 6 à 8 heures et pour un rein il en faut pas dépasser 24 à 36 heures.

  • Enfin, à 4 heures du matin, le receveur reçoit son greffon. Tout cela se passe dans un bloc opératoire ou les médecins sont déjà prêts. Mais, une opération de greffe demande énormément de précision et de temps car il faut raccorder l'organe avec les vaisseaux sanguins et il faut aussi que l'organe ne soit plus en hypothermie.

Après tout cela, le receveur commence une nouvelle vie.

 

Chaîne du don d'organes à la greffe : le prélèvement

   

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