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Le receveur

Avant de déclarer une personne apte à subir une transplantation, les médecins doivent procéder à une évaluation psychologique et physiologique. Le non respect de consignes diététiques par le passé représente un facteur de risque et un élément de pronostic défavorable. Le patient doit également savoir s'adapter aux événements traumatisants, et pouvoir bénéficier du soutient de la part de son entourage.

D'après ce bilan psychologique, les médecins sont capables d'estimer l'évolution positive d'un malade après une greffe cardiaque. (Cela ne prend pas en compte l'état de santé.)

Facteurs positifs :

  • Qualité des relations affectives

  • Degré d'intégration sociale

  • Faculté de gérer l'anxiété

 

  La  compatibilité :

Le receveur d’une greffe d’organe ne peut être qu'une personne présentant une destruction irréversible d’un organe, ce qui va donc nécessiter son remplacement et surtout être compatible avec le greffon.

Le cœur, les poumons, le foie et les intestins sont des organes vitaux, nous ne pouvons pas vivre sans eux. En revanche pour d’autres organes comme les reins ou le pancréas, on peut utiliser certaines méthodes pour permettre à ses organes de rester fonctionnels en attendant une greffe potentielle.

L’âge pour subir une greffe n’a pas vraiment de limite, mais il faut encore être en état de supporter l’opération.

Pour avoir toutes les chances de réussite de la greffe, les médecins, effectuant cette intervention, ne vont pas attendre le stade ultime de la maladie pour inscrire le futur greffé sur une liste d’attente de transplantation.

Les différentes compatibilités nécessaires à la greffe :

  • La première compatibilité, qui est primordiale, est la compatibilité ABO. La compatibilité des groupes sanguins regroupe différents groupes sanguins, le groupe O (c’est le donneur universel), le groupe A (c’est le donneur pour les receveur A et AB), le groupe B (c’est le donneur pour les receveurs B et AB) et le groupe AB (c’est le receveur universel, est donneur pour le groupe AB). Pour les greffes, les iso groupes vont être préférés et plus utilisés, c’est-à-dire le groupe A pour le groupe A, le groupe B pour le groupe B, le groupe AB pour le groupe AB, etc..

 

  • La compatibilité tissulaire avec le système HLA (Human leukocyte antigen). Ce code HLA, nous l’avons tous en nous, il constitue notre carte d’identité, en somme le patrimoine génétique. Ce système va permettre au corps et à son système immunitaire de reconnaître ce qui lui appartient ou non. Chaque corps humain possède un code HLA qui lui est propre et qui se retrouve à la surface de ses cellules. Donc tout corps étranger ou cellule étrangère au corps, qui ne comporte pas le même système HLA, va être attaqué par les défenses immunitaires du corps humain.

Le code HLA est déterminé par ces différents allèles qui représentent les 6 gènes (A, B, C, DR, DQ, DP) gouvernant                          l'histocompatibilité, c’est-à-dire la compatibilité entre des organes, des tissus pour ne pas qu’il y ait un rejet. Ces gènes sont tous          présents sur le chromosome n°6, voir tableau avec les différents allèles de chaque gènes :

 

Gène

Nombre d'allèles recensés

A

268

B

517

C

129

DR

333

DQ

53

DP

109

 

Le code HLA du donneur et du receveur doivent être le plus proche possible pour que la transplantation du greffon se fasse             dans les meilleures conditions possible et que ça ne se termine pas par un rejet.

        Le « Crossmatch » lymphocytaire est un test qui consiste à faire réagir le sérum du receveur avec les lymphocytes du donneur         pour découvrir ou non la présence d’anticorps HLA chez le receveur du greffon. Si le test est positif, la greffe ne peut pas                  avoir lieu, et si au contraire, le test est négatif, la greffe peut avoir lieu.

Appareil test de "Crossmatch"

 

 

  • Les données physiques et morphologiques interviennent également dans la compatibilité. La taille et le poids des organes (futurs greffons) sont pris en compte dans la sélection du receveur dans la liste d’attente surtout pour le cœur, poumons et de foie.

  • La compatibilité entre personnes de même famille, en l’occurrence frères et sœurs, n’est pas toujours possible. Ce n’est pas parce que l’on est frère que l’on est compatible. Avec les nouvelles lois de la Bioéthique, on va pouvoir favoriser les dons croisés, c’est-à-dire avec un donneur « a » et un receveur « b » de la même famille ne sont pas compatibles, et un donneur « a’ » et un receveur « b’ » ne le sont pas également. En l’occurrence le donneur « a » va être compatible avec le receveur « b’ » et le donneur « a’ » va être compatible avec le receveur « b ». Cela pourrait augmenter la possibilité de greffes d’une centaine par an.

 

 

  Quels organes ?

  • Les organes, donneur décédé.

 Le donneur est la personne sur laquelle le prélèvement d’organes a été effectué. Lorsque le donneur est décédé de mort encéphalique, on prélève donc « en moyenne quatre organes ».

Nombre de personnes ayant besoin d’un organe 2009.

  • Le rein : 10 675
  • Le foie : 2 133
  • Le cœur : 785 (plus 61 ayant eu besoin d’une double greffe cœur + poumon)
  • Le poumon : 446
  • Le pancréas : 271

 

 

Nombres de personnes ayant besoin d'un organe en 2009

 

 

Les principales greffes d’organe sont les greffes :

  • hépatiques : âge compris entre 1 ans et 80 ans voire plus, avec une absence d’hépatopathie,

  • pulmonaires : âge inférieur à 70 ans, avec une absence de maladie respiratoire chronique non réversible,

  • cardiaques : âge compris entre 0 et 65 ans, avec une absence de cardiopathie,

  • intestinales : âge inférieur à 50 ans,

  • rénales : de 2 ans à 85 ans, cette greffe va permettre l’arrêt de la dialyse et redonne une vie autonome,

  • pancréatiques : de 14 ans à 50 ans, avec une absence d’éthylisme, de diabète et d’une obésité importante, elle permet de diminuer, voire de supprimer l’insulinothérapie.

 

Répartitions des greffes d’organes en 2009

 

 

On va également prélever les cornées, parfois des parties de l’intestin ou des tissus comme des os, des artères, des tendons, ou encore de la moelle osseuse. Par contre les yeux ne sont jamais prélevés pour être greffé.

Les éléments du corps qui ont été prélevés dans le corps du donneur, vont être remplacés par des éléments artificiels pour ainsi rendre le corps sans cicatrices apparentes, on va utiliser de fines lentilles pour remplacer les cornées, des prothèses en matériaux synthétiques pour les os.

  • Les organes, donneur vivant.

Cet acte de donner de son vivant a une législation qui fixe très précisément toutes les conditions. Les prélèvements d’organes ne sont pas autorisés sur des personnes mineures et sur des personnes ayant exprimé leur refus. Des lois autorisent le don d’organes et le prélèvement sur une personne vivante.

Les organes pouvant être prélevés sur un donneur vivant sont :

- Un rein :

 

 

- Un lobe hépatique :



- Un lobe pulmonaire :



       Pour donner de son vivant, il faut apporter la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le futur receveur de la greffe. Les principaux donneurs du vivant sont principalement les parents, c’est-à-dire le père ou la mère, mais le conjoint du demandeur de greffe peut également être un donneur potentiel, sinon les frères et sœurs, les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins.

       Le prélèvement d’organe est toujours gratuit, les frais de prélèvement de la greffe et également du suivi médical du donneur sont intégrés dans une tarification à l’acte. Une tarification à l’acte est un mode de financement des établissements de santé française. Les greffes avec un donneur vivant sont en augmentation depuis quelques années.

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