L'intervention chirurgicale

 

Le déroulement de l'intervention chirurgicale :

L’intervention chirurgicale va comporter différentes étapes qui suivent un ordre précis.

Tout d’abord, le receveur de la greffe va devoir se préparer la veille de l’opération, il sera dans un premier temps accueilli à l’hôpital, il devra également emmener tous les examens passés (radios, IRM, scanner…). Le patient devra prendre une douche avec un produit désinfectant pour diminuer au maximum les risques d’infections (exemple de la Bétadine), ensuite il aura le droit à une épilation, il faut enlever les poils dans les zones nécessaires à l’intervention. Comme la greffe est une intervention lourde pour certaines transplantations d’organes, il est préférable d’être à jeun à partir de minuit pour l’opération du lendemain.



Ensuite, le futur receveur d’une greffe va être réveillé très tôt vers 5h30 ou 6h du matin, il doit enlever tous ses bijoux, ses prothèses (dentaire, oculaire et auditive). Il faut également reprendre une douche avec le même produit utilisé la veille, un tour aux toilettes avant l’opération est conseillé. La personne doit à présent se vêtir d’une tenue propre mise à disposition par l’hôpital, cette tenue jetable est faite exprès pour les opérations. Puis un bracelet d’identification va être placé sur le poignet du patient avec son nom, numéro de chambre et d’autres informations sur lui. Des bas de contention seront également mis pour éviter le risque de phlébite. Juste avant le départ pour le bloc opératoire, l’anesthésiste va prescrire un médicament qui permettra au patient de se détendre.



Un brancardier du bloc vient chercher la personne dans sa chambre, elle va rester sur le même lit d’hospitalisation avant et durant toute l’opération, et l’emmène jusque dans une sorte de salle d’attente, là où l’anesthésiste viendra récupérer le patient. Il vient alors le moment où tout le personnel concerné par l’intervention va prendre en charge le patient. Ce personnel est composé d’un médecin anesthésiste, d’infirmières et des chirurgiens de bloc opératoire. Avant le début de l’opération, le médecin anesthésiste va installer tout le matériel nécessaire : le matériel de surveillance (électrodes pour la surveillance cardiaque, le brassard à tension pour la pression artérielle et un appareil qui pince le bout du doigt pour surveiller le taux d’oxygène dans le sang), une perfusion, puis il va injecter les produits pour l’anesthésie et pour endormir. Ensuite, les chirurgiens et les infirmières installent le futur greffé et préparent tout le matériel utile à l’intervention.

 

 

 

 

 

L’opération est sur le point de commencer ; grâce à un crayon stérile, le tracé des incisions va être dessiné sur le patient pendant que les infirmières mettent en place les champs opératoires qui dissimulent le corps du patient excepté l’endroit sur lequel l’intervention va avoir lieu.

 

Pour commencer, de petites ouvertures sont faites, et des tuyaux sont mis en place. Ces derniers vont servir à introduire dans le ventre un système de caméras et de passer les instruments nécessaires à l'opération. Le ventre va être gonflé avec du gaz carbonique afin de permettre de mieux voir les différents organes. La transplantation du nouvel organe dans le corps du receveur, va dérouler pendant des heures, suivant l’organe, l’opération va durer plus ou moins longtemps. L’ancien organe est déjà enlevé à l’arrivée du nouveau pour ne pas perdre de temps pour transplanter le nouvel organe. Les chirurgiens vont ainsi incorporer le greffon et faire en sorte qu’il fonctionne correctement par la suite. Pour finir, ils vont recoudre le corps, mettre un drain et faire un pansement.

Fraichement opéré, le greffé va être conduit en salle de réveil ou également appelée salle de soins post-interventionnels. Cette salle est très grande, plusieurs patients de différentes opérations y sont entreposés et surveillés par des aides soignantes et des infirmières anesthésiste.

 

Selon le type d'opération qui a été effectuée, le suivi après intervention peut nécessiter une surveillance rigoureuse et des soins intensifs.

Lorsque que le patient sera réveillé et que le médecin anesthésiste aura donné son accord, il pourra être reconduit dans sa chambre.

 



Exemple de la greffe cardiaque :

  • Histoire (première transplantation cardiaque) :

 

 

 

 

        La toute première greffe du cœur dans le monde a été effectuée le 3 décembre 1967 en Afrique du Sud, la greffe eu lieu à l’hôpital Groote Schur du Cap. Le professeur Christiaan Neethling Barnard (1922-2001), âgé de 45 ans, devint mondialement célèbre en réussissant cette greffe. 

 

Son patient, Louis Washkansky, qui a reçu le cœur d'une jeune femme, ne survit cependant que 18 jours à l'opération. Il succombe à une simple infection pulmonaire suite à l'affaiblissement de ses défenses immunitaires.

Sans se décourager, le professeur renouvelle la tentative un mois plus tard sur un nouveau patient, le dentiste Blaiberg. Celui-ci survit 18 mois ! On peut dès lors parler d'un incontestable succès.

La transplantation cardiaque va alors se propager dans le monde entier, et d’années en années les méthodes d’opération et de traitements vont s’améliorer et ainsi donner de bien meilleurs résultats.

 

  • La transplantation cardiaque :

La transplantation cardiaque est une intervention très lourde pour le receveur, elle est utilisée qu’en dernier recours. Le cœur étant le symbole de la vie, ce qui rend cette greffe difficile, spectaculaire et impressionnante.

Cette transplantation est proposée aux personnages souffrant d’une insuffisance cardiaque ne pouvant pas être guérie, la greffe est donc le seul moyen de sauver ces personnes.

La transplantation cardiaque reste essentiellement limitée par la faible disponibilité des greffons, malheureusement le nombre de personnes en attente de cette greffe ne cesse d’augmenter.

         Lors de l’intervention chirurgicale, presque la totalité du cœur du receveur va être enlevée sauf l’oreillette gauche avec les quatre veines pulmonaires, une circulation de suppléance va être mise en place pour remplacer le rôle du cœur. Le nouveau cœur va être fixé aux autres gros vaisseaux tels l’aorte, l’artère pulmonaire et les veines caves, ainsi qu’à l’oreillette gauche.

 

 

La probabilité de survie atteint presque 90% à un an, avec une durée de vie excédant fréquemment une dizaine d'années.

Les principales complications dues à cette transplantation restent les mêmes pour tous les types de greffes, c’est-à-dire le rejet de l’organe, les infections et le cancer.


Vidéo d'un entretien avec un infirmier coordanateur et une personne greffée du coeur il y a 10 ans :

 

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